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To: "SVD webmaster SVD"
Date: 09 Jul 2005, 05:31:50 PM
Subject: Togo

Situation humanitaire des réfugiés togolais au Bénin

(UNHCR, 3 juillet 2005)

es réfugiés continuent d'arriver quotidiennement sur le site de transit d'Hilacondji et au bureau du HCR de Cotonou pour se faire enregistrer.

Depuis le 24 avril 2005, près de 23 380 Togolais ont quitté leur pays suite aux violences qui ont émaillé la période électorale. Quelques personnes ont quitté les camps mais il s'agit d'un nombre très réduit. Le 20 juin, un nouveau gouvernement a été installé au Togo. Cependant, les réfugiés continuent d'exprimer leurs préoccupations quant à la situation sécuritaire au Togo et se montrent réticents quant au retour.

62% de la population totale des réfugiés vit chez des proches tandis que plus de 8950 réfugiés sont installés dans les camps, installés par l'UNHCR en étroite collaboration avec les autorités béninoises et ses partenaires.

Site de Comé/ UNHCR/ J. Leduc/Juin 2005

GROUPES VULNERABLES

  • 225 enfants non accompagnés (ENA) ont été enregistrés dont 175 installés à Comé et 11 à Cotonou. La procédure de réunification a été mise en place par le UNHCR, UNICEF et Terre des Hommes. 29 enfants ont retrouvé leur famille. Quelques-uns ont rejoint leur famille par leurs propres moyens.
  • 207 femmes enceintes ont été identifiées et reçoivent des soins spéciaux.
  • Une dizaine de réfugiés sont hospitalisés à Comé.

Sites de réfugiés

CENTRE DE TRANSIT D'HILACONDJI

Au 29 juin 2005, ce sont plus de 15 300 réfugiés qui ont été enregistrés dans le centre de transit d'Hilacondji (principal point d'entrée). Le transport vers Agamé des réfugiés qui le souhaitent se poursuit.

COTONOU

L'enregistrement des réfugiés se poursuit au siège de la représentation régionale du HCR à Cotonou. Les nouveaux enregistrements portent à près de 7120 le nombre de réfugiés enregistrés à Cotonou.

SITE DE REFUGIES

Les sites de Comé et d'Agamé hébergent, à ce jour, respectivement 1593 et 7359 personnes.

Une vingtaine d'étudiants actuellement installés à Tchetti seront transférés à Agamé pour qu'ils puissent bénéficier des facilités en matière d'éducation.

Assistance d'urgence aux réfugiés
Activités récréatives sur le site de Comé/UNHCR/J. Leduc/Juin 2005

En collaboration avec le gouvernement, les autres agences des Nations Unies et les ONG, un programme d'assistance est mis en oeuvre pour répondre aux besoins vitaux des 8 950 réfugiés dans les camps: construction d'abris, distribution de nourriture, installation d'infrastructures sanitaires, accès aux soins de santé et à l'éducation.

ABRI

761 tentes ont été montées à Agamé et 135, à Comé. Huit à neuf personnes partagent en moyenne une tente, prévue initialement pour 5 personnes; ce qui occasionne des problèmes de promiscuité, des risques de violences sexuelles, de propagation de maladies, etc. Des tentes supplémentaires seront dressées.

SANTE

La campagne de vaccination anti-rougeoleuse pour les enfants de 6 mois à 15 ans a commencé sur les sites. Près de 2080 enfants ont ainsi été vaccinés.

Des formations en éducation sanitaire et hygiène ont été organisées à l'attention des réfugiés.

EAU ET ASSAINISSEMENT

Les actions pour offrir aux réfugiés un environnement viable et sain continuent. Le site d'Agamé dispose de 136 latrines, 105 douches et 36 robinets. A Comé, 12 latrines, 24 douches et 10 robinets sont à la disposition des réfugiés. La consommation moyenne d'eau de chaque réfugié est supérieure à la norme internationale de 17 litres.

En cette saison de pluies, il est urgent de réaliser des travaux de drainage des eaux pluviales ainsi que des eaux usées sur les sites.

AIDE ALIMENTAIRE
Distribution de nourriture sur le site d'Agamé/ UNHCR / J. Leduc /Juin 2005

Les vivres du PAM sont distribuées en alternance à chaque chef de famille sur les sites de Comé et de Lokossa par des volontaires réfugiés et des membres de la Caritas. Plusieurs enfants malnutris ont été identifiés. Des compléments alimentaires leur sont donnés.

EDUCATION

Les activités récréatives et éducatives se poursuivent et permettent aux enfants de retrouver une certaine normalité. 1 448 enfants à Agamé et 664 à Comé, soit 2112 enfants suivent les cours sur les sites. De nouvelles salles de classe sont en construction pour faire face à la demande. Parallèlement à la mise en place de ces écoles temporaires, les réfugiés togolais résidant dans des familles d'accueil, candidats aux examens (CEP, BEPC, CAP et Bac) sont invités à se présenter au bureau de l'UNHCR à Cotonou pour se faire inscrire. 42 candidats se sont manifestés à ce jour.

ASSISTANCE MATERIELLE

Le HCR a fourni des vivres et non-vivres (ustensiles de cuisine, moustiquaires, jerrycan, seaux, savon, etc.) aux réfugiés dans les camps ainsi qu'au centre d'accueil de Comé qui accueille 5 jeunes filles non-accompagnées.

COLLECTE DE FONDS

Après les contributions financières apportées par la France et l'Allemagne, le HCR vient de recevoir 1.050.000 ? du Bureau des Affaires Humanitaires de la Commission Européenne (ECHO).


Benin-Togo: Refugees From Togo Still Trickling Across the Border

UN Integrated Regional Information Networks

July 6, 2005
Posted to the web July 7, 2005

Agame

Dozens of frightened refugees are continuing to flee Togo every day into Benin, more than two months after political violence triggered by a disputed presidential election suddenly drove tens of thousands into exile, according to the UN refugee agency, UNHCR.

Between 20 and 60 Togolese refugees were still registering for asylum daily at the main Hillacondji border crossing, UNHCR officials told IRIN on Tuesday.

Most were young people afraid of being abducted or arrested at night, they added.

In the UNHCR's Lokossa camp at Agame, 41-year-old traditional healer Benjamin Ahou, said he fled his home in the Lome suburb of Be Aklassou last week, fearing arrest.

He said the police appeared to think he had used witchcraft to protect opposition supporters.

"The week before I left the country my wife told me that suspicious people had come to the house while I was out," Ahou told IRIN.

"I was so scared that I took the family to stay at my parents-in-law in our village. When I returned home on Saturday, the house had been broken into. It was then that I realised I was on a black list, so I fled to Benin to seek asylum."

Life was still difficult in the capital Lome, Ahou said. "People are under surveillance. If you go out at night for one reason or another you can be abducted or hacked or beaten to death."

Climate of fear continues

Despite pledges of help and safe return from the new government of President Faure Gnassingbe, only a handful of the 38,000 people who fled to Benin and Ghana over the last 10 weeks have actually gone home.

Like Ahou, many other recently arrived refugees at UNHCR camps in Benin told IRIN that security forces and shadowy militiamen were still hunting down suspected opponents of President Gnassingbe.

The 39-year-old graduate of business schools in France and the United States was elected on 24 April to succeed to his late father, Gnassingbe Eyadema, a military man who ruled Togo for 38 years.

But the poll was marred by opposition charges of ballot rigging and unleashed a wave of political violence.

One Togolese human rights organisation close to the opposition alleged that almost 800 people died as angry opposition supporters took to the streets and the security forces hunted them down.

Although calm has returned, the climate of fear continues.

UNHCR officials said very few of the refugees had returned home because they feared reprisals.

UNHCR said in a statement that over 3,000 new refugees fled to Benin and Ghana in June alone.

That brought the total number of registered Togolese refugees to 38,942. There are now 23,221 in Benin and more than 15,000 in Ghana.

The UNHCR says 62 percent of them are living with family or friends. The rest are in camps. The UN Children's Fund (UNICEF) this week appealed for almost US $1 million to fund education, sanitation and medical care over the next 18 months for 8,000 Togolese children living with Ghanaian families.

New government urges refugees to come home

The refugees' return is a central plank of the platform adopted last weekend by newly appointed Prime Minister Edem Kodjo.

"The government will tackle how to resolve the difficult issue of the refugees," Kodjo said on 2 July as he presented his government's programme to parliament.

He also promised to bring in new laws and policies "to help the Togolese to transcend the past and overcome their recriminations in order to recreate harmony and a common destiny."

In order to promote national reconciliation, Kodjo said he aimed to close the deep gap of mistrust between the Togolese people and the army, which has been tightly controlled by the Eyadema clan for several decades.

But the prime minister's plea to the refugees to come home fell on deaf ears among the 8,000 Togolese living in refugee camps at Agame and Come in southwestern Benin.

"We heard on the radio that Prime Minister Edem Kodjo wanted to negotiate the repatriation of refugees, but I can't go home, I'm a wanted man," said Denis Amouzou, a 30-year-old salesman.

Kodjovi Sipokpé, 26, a printer from the Lome district of Hedjranahoue, said he was once a personal bodyguard of exiled opposition leader Gilchrist Olympio. "I can't even go near the border, let alone cross it," he said.

Blandine Wakesso, a 20-year-old high school pupil, said she had been an opposition delegate at a polling station. But the day after, she helped build barricades and threw stones at the police when the opposition rose up against the allegedly rigged election result.

"With this government in place I can't return to Togo. Anyway we want change," she said.

Officials close to Gnassingbe have accused many of the refugees of fleeing to the camps for free food handouts or a rare chance to seek asylum and a more comfortable life in the United States or Europe.

Fatima Issifou, the UNHCR representative at Agame refugee camp, said that many young of the young men who fled Togo after battling troops in the streets had indeed tried to convince UNHCR to send them to new homes in the West.

"Not a day goes past without a group of youngsters coming to ask if the UNHCR can help them join a relative or a friend in Europe," she said.

But at the French, German and US consulates in the Benin capital Cotonou, officials said there had been no noticeable increase in visa requests during recent weeks.

Many of the refugees believe that after four decades of authoritarian rule by Eyadema senior, there is little prospect of life improving under his army-backed son.

"We have lived badly all our lives and now I have sacrificed my future. The best thing is to go seek a new life elsewhere," said Kuami Affagnon, a 25-year-old who had dropped by the UNHCR office to ask help to join his brother in Italy.

[This report does not necessarily reflect the views of the United Nations]